Sur cette photo n°1, vous avez un aperçu du chariot tractant l'affût flottant.
Bien entendu, comme pour l'affût flottant, ce chariot a été conçu pour ne pas être encombrant dans une voiture.
Tout le monde ne dispose pas d'une fourgonette pour transporter son matériel monté d'une part, et d'autre part, lorsque vous sortez des vasières, vous n'avez pas vraiment envie de salir l'intérieur de votre voiture en y laissant entrer des roues boueuses.
Or il n'y a pas de secret, pour gagner de la place, il faut créer une ossature de chariot simple et surtout démontable, voire pliable au maximum.
Après avoir fait le tour de la question et réalisé pas mal d'essais, j'ai repensé certaines fonctions me semblant peu fiables, et je suis parvenu à un compromis qui me parait tenir la route.
1°) Le cadre est simple. Il est constitué de tubes alu de 23.5mm, et il fait 60 cm x 52cm, l'équivalent du central.
Quatre connecteurs d'angle positionnés aux quatre coins du cadre et dépassant de 6cm, servent à maintenir les flotteurs et à faciliter le montage. Il permettent également à ces derniers de ne pas rester complètement dans le vide pendant le transport jusqu'au lieu de mouillage.
2°) le chariot se situant à 40.5cm du sol, il positionne le central à 52cm. Cette hauteur m'a paru indispensable, pour faciliter le montage du matériel et le reste de l'affût, tels, les flotteurs, les arceaux et la toile, sans fatiguer inutilement.
En effet, monter le matériel à même le sol n'étant pas franchement le top, il est préférable, faute de travailler à hauteur d'homme, de bénéficier d'un chariot assez haut.
3°) Toutes les pièces essentielles sont démontables, ou pliables à souhait.
Ainsi, et hormis le cadre représentant l'ossature principale du chariot, la poignée de tractage est amovible verticalement grâce à son connecteur articulé.
Il est possible de la positionner horizontalement en vue de plier le bras le long du cadre pour le rangement. Pour se faire, il suffit d'enlever une petite goupille toute simple et de tourner le carré dans l'autre sens.
Il en va de même pour les personnes possédant peu de place dans leur véhicule, il leur est possible de retirer la poignée de tractage de son logement en enlevant la goupille.
4°) Ne souhaitant pas m'embarrasser d'un chariot à trois grosses roues gonflables et trouvant que deux suffisaient largement, il m'a fallu réaliser une béquille articulée et donc repliable.
Ainsi, lorsque le chariot est l'arrêt, on positionne cette dernière et lorsque l'on se rend au lieu de mouillage, on repli la béquille sous le central.
5°) Concernant les roues : Je ne voulais pas qu'elles soient reliées par un essieu, souhaitant garder un maximum de hauteur entre le central et les herbes hautes, afin de ne pas les casser pendant le transport.
En effet, il faut penser à protéger certains lieux mouillés, où, comme en Vendée, les misottes abondent sur les vasières (une graminée, la glycérie maritime).
Il est préférable je pense, d'éviter de fabriquer un chariot faisant office de tondeuse à gazon.
Après avoir affûté, les roues sont généralement boueuses et pour éviter des désagréments, j'ai donc prévu de les démonter et de les mettre dans un sac plastique, afin de les laver à la maison.
Il est possible également d'enlever l'ensemble, à savoir : le support d'essieu et la roue, ce que je ferais probablement, car cela permet un gain de place et de ranger le cadre debout, derrière le siège avant.
Je mettrais prochainement quelques photos, pour détailler la béquille et l'essieu de roue, en espérant que cela puisse vous aider dans la réalisation du vôtre.
Je rappelle à toute fin utile, que ce modèle est une pure création, car je l'ai adapté aux dimensions de mon affût, sans avoir besoin de copier sur quiconque.