Réalisation d'un studio photo démontable
 

Je vous présente ci-dessous, la réalisation de mon studio photo démontable, composé d'un portique pour fond d'écran bicolore, noir et blanc, ainsi que la fabrication des jeux de lumière. L'ensemble du studio a été réalisé avec des matériaux qui pour la plupart sont des récupérations où des pièces que vous trouverez à des prix abordables. Le but étant bien entendu de démontrer qu'avec un peu de courage et d'idées, on peut tout à fait se contruire un studio à moindre frais.

Pour ceux qui souhaitent me contacter, je me ferai un plaisir de vous répondre. Contact : Jean-Claude.h@photo-detente.com

 
Fond d'écran blanc
 
Fond d'écran noir
 

Ci-dessus la photo de gauche, du studio avec fond blanc et ses accessoires et celle de droite avec le fond noir.

Voici la liste des matériaux utilisés

Chez le ferrailleur :

-2 barres de 6m de « tube carré soudé » de
150 m/m  de section                                                                                 
-1 barre de 2m de « tube carré soudé » de
200 m/m de section                                    le tout pour .......................................................................... 20,00€

  1. 4 interrupteurs démontés sur un générateur (vérifiés au métrix)  ....................................................... 1,00 €

Chez « BRICO DEPOT »     

- 3 projecteurs de chantier montés sur trépied pliable  ............................................................................ 65.00 €

  - 4 douilles type «  E27 »   ..................................................................................................................... 8,00 €

  1. 1 sachet de visserie diverse (au kilo)  ............................................................................................. 8,00 €

 

Chez « PEARL .FR »

  1. 4 ampoules « E27 » type lumière du jour basse tension 25 W  (équivalent  à 175 W) 7444 .......... 28,00  €
  1. 1 projecteur « PAR 36 » en 6 v  ................................................................................................  10,00 €

Chez « IKEA »

  1. 2 stores (1 noir 1 blanc) pour servir de toile de fond, type « TUPLUR » de 1,80 m de
    large sur 1,90 de haut  ...............................................................................................................  60,00 €

            - 1 grand bac plastique blanc  ......................................................................................................5,00 €

Ce qui fait une dépense totale de 205 €,  l’ensemble des autres pièces utilisées provient de mes « archives ». ou de matériaux divers de récupération).

Outils utilisés :

Visseuse, poste à soudure électrique, ponceuse, scie sauteuse, scie à métaux, perceuse, et divers autres outils de l’atelier.

En remplaçant la vis classique par une vis à tête « papillon » il est facile de régler la position d’un tube par rapport à l’autre, sur la longueur du plus petit et de le bloquer à la main.

Explication :

Visseuse, poste à soudure électrique, ponceuse, scie sauteuse, scie à métaux, perceuse, et divers autres outils de l’atelier.

Principe :

Le principe de base de la réalisation repose sur cette idée  simple :

 Il faut  :

- Que le tube « carré soudé » le plus fin (150 m/m de section) coulisse parfaitement à l’intérieur du plus gros (200 m/m de section),  sans « jeu excessif ».

- Que, en perçant un trou dans le tube le plus gros (peu importe la face) et en soudant autour de ce trou, un écrou dont le diamètre de la vis de serrage est légèrement inférieur au diamètre du  trou de perçage, on puisse facilement, en serrant cette vis provoquer le blocage des deux tubes.

En remplaçant la vis classique par une vis à tête « papillon » il est facile de régler la position d’un tube par rapport à l’autre, sur la longueur du plus petit et de le bloquer à la main.

Explication du principe avec la photo ci-dessous  :

        1. La partie « E » coulisse de haut en bas sur le tube « D » en desserrant la vis papillon « ».
        2. La pièce « F » coulisse horizontalement  dans le tube « G » en desserrant la vis « B »  elle peut aussi pivoter de 360° autour du tube « G ».
        3. La pièce « H » composée d’un tube rond glissé à l’intérieur d’un autre tube rond « F », sur lequel est soudé un fer plat de part et d’autre 
          peut basculer du haut vers le bas et peut être bloquée à la position voulue en serrant la vis « A ».

Voici, après environ une quinzaine d’heures de travail le résultat :

Support fond blanc
Avec le fond d'écran blanc ci-dessus et le noir ci-dessous
Support fond noir

Le store « noir » est positionné devant le store blanc. L’idée étant que, sur le même support, il y ait la possibilité de modifier immédiatement le fond et ceci, sans rien démonter. On peut donc passer d’un fond noir à un fond blanc grâce à la cordelette montée  d’origine sur chaque store. (A noter aussi que le projecteur de gauche, muni de son diffuseur, fait partie d’une précédente réalisation.)

L’ensemble est prévu pour se monter / démonter sans outil.

Réalisation du portique :

Après avoir démonté le système de fixation des projecteur d’origine sur chaque trépied, (les projecteurs d’origine et leur système de fixation sur chaque pied ne sera pas utilisé)  j’ai débité à 1mètre 10,  deux longueurs de tube carré (celui de 150 m/m), puis soudé à l’arc électrique à 90° un morceau de tube carré (section 200 m/m) d’une longueur de 6 cm à un bout de chaque  section, l’autre extrémité  rentrant parfaitement dans le dernier tube du trépied.

J’ai ensuite débité une longueur de 2m (tube carré de 150 m/m) qui vient s’emboîter parfaitement dans le morceau soudé (de 200 m/m) à l’équerre, formant la partie la plus haute de chaque
trépied, mais réglable en hauteur grâce à une vis de serrage (voir plus bas).
Afin de rendre solidaire l’ensemble du montage, les parties gauche et droite du tube horizontal sont bloquées grâce à une goupille de part et d’autre.

Puis, j’ai fabriqué une platine dans une plaque d’aluminium de  10 cm x 4,  pour recevoir, à chaque extrémité, le support de chaque store.
Chaque platine est vissée aux extrémités du haut du portique, en prenant bien soin de respecter la longueur des stores. Chaque support de store étant fixé de façon mobile, il n’y a plus qu’à les positionner, et serrer le tout (pour plus de facilité, au montage / démontage, j’ai utilisé des vis « papillons »

Voici, une fois positionné,  chaque store dans son logement (très facile à faire ; les « papillons » sur la platine servant à reculer, avancer et bloquer le support de store)

Un coup de peinture sur tout çà et voici notre fond de studio terminé.

Réalisation du projecteur / diffuseur et de sa fixation :

Ici, le projecteur terminé, muni de son diffuseur.

Ce projecteur distribue une lumière douce répartie uniformément. Il est équipé de quatre ampoules basse tension de 25 watts développant chacune 175 watts /lumière du jour.
Comme il n’est pas possible de faire varier l’intensité de l’éclairage (sauf à investir dans un variateur spécifique qui revient à environ 100 €), j’ai fabriqué un système tout simple : chaque ampoule est reliée à un interrupteur, ce qui permet d’utiliser soit une lampe, soit deux soit trois soit les quatre.

Le corps du projecteur est constitué du bac plastique blanc  (pas trouvé de noir !) de  55 cm x 32 cm et 34 cm de profondeur.

Sur le fond du bac, à l’extérieur, j’ai vissé un boîtier plastique à façade alu (on trouve çà chez un marchand de composants électronique) de 14 cm x 10 cm pour loger la partie électrique ,  les quatre commutateurs et un voyant de mise sous tension.

A l’intérieur du bac, j’ai fabriqué une platine  percée de 4 trous du diamètre des douilles type « E27 » en faisant attention à ce que, une fois montées, les ampoules ne se touchent pas.

La platine est fixée sur le fond de l’intérieur du bac avec de la visserie de 11 cm de long pour laisser assez de place aux culots des 4 douilles.

(on a  le choix d’utiliser soit une  plaque d’aluminium  soit une plaque de plastique épais pour confectionner la platine).


 
 
 
Voici, de face et de dos la platine câblée non montée 

On remarque, sur la photo ci dessus, les 4 longues vis, fixées sur la platine et munies, chacune, d’un contre-écrou pour bloquer l’ensemble à une distance suffisante (prévoir 8 centimètres) du fond du bac. Chaque vis va traverser le fond du bac et sera boulonné sur ce dernier.

Maintenant, à l’aide, soit d’une scie « cloche » soit avec la scie sauteuse, on va  découper, dans le fond du bac, un trou de 4 cm de diamètre pour faire passer le câblage de la platine. Attention de bien faire de trou au bon endroit, de façon à ce qu’il corresponde exactement à celui fait dans le boîtier de commande qui viendra se fixer au dos du bac, à l’extérieur.

J’ai découpé deux pièces de contreplaqué de 25 x 30 cm correspondant à peu près aux dimensions  d’un des petits cotés du bac qui servira de base de fixation sur le support du trépied. (une à l’intérieur, une à l’extérieur, sur la photo en noir).

J’ai percé deux trous pour la visserie (minimum diamètre de 1 cm avec visserie correspondante, boulon d’au moins 4 cm de longueur) en prenant en sandwich  la face basse du bac, le tout monté avec des rondelles plates de bon diamètre et les écrous bien serrés.

Les plaques de contreplaqué, de part et d’autre de la face du bac, permettent de répartir le serrage, sans risque de casse de la matière plastique et d’éviter à l’ensemble des vibrations une fois monté.

La phase suivante consiste à tapisser l’intérieur de bac pour le transformer en  réflecteur.

Là, plusieurs solutions possibles pour le matériau à utiliser : soit de la couverture de survie (à fixer avec du double face à moquette) soit (et c’est ce que j’ai choisi : j’avais une grande chute de ce produit) de l’isolant réfléchissant de toiture, type « ACTIS » qui sera collé avec des bandes d’aluminium adhésif fournies avec.

Il reste à fixer la platine au fond du bac comme le montre la photo suivante, en prenant soin de faire passer les câbles électriques correspondant à chaque douille.

On va maintenant monter le boîtier de commande électrique qui sera fixé au dos du bac.

Ce boîtier est composé d’une boîte rectangulaire sur laquelle vient se visser un couvercle d’aluminium comme décrit plus haut.

Sur le fond du boîtier, on fera un trou à la scie cloche, du même diamètre que celui pratiqué au fond du bac et qui servira de passage au câblage électrique, et il sera maintenu avec 4 vis prises au fond du bac.

Sur la façade en aluminium (à gauche sur la photo), on va percer 5 trous : quatre pour y fixer les « interrupteurs » et un pour y visser le témoin lumineux indiquant que le projecteur est sous tension électrique.

Sur un des côtés du boîtier de commande sera fixé le câble d’alimentation et sa boîte de dérivation (ici, récupérée sur un des projecteurs de chantier vendu avec son trépied)

- A gauche la façade en aluminium du  boîtier de commande, qui viendra se visser dans le boîtier au centre de la photo (vue de face), à droite la même façade vue de dos, les deux images du centre sont le corps du boîtier et la dérivation.

Montage électrique :

Les trois fils dénudés du câble d’alimentation seront vissés sur une plaque de dominos, le fil de terre (jaune/vert) restera borgne du fait qu’il n’y a pas de pièce métallique dans le montage. 

Le témoin lumineux sera relié directement au câble d’alimentation par deux fils soudés au témoin, en respectant les couleurs.
L’ensemble des 4 fils bleus, venant des 4 douilles sera vissé sur le domino relié au câble d’alimentation (sur la photo, j’ai, pour plus de commodité, dédoublé les 4 fils en 2 paires, reliées en elles).

Chaque fil marron provenant des 4 douilles sera relié chacun à une des cosses de chaque interrupteur (penser, à l’aide d’un  « métrix » à vérifier le sens de chaque bouton de manière à ce qu’ils soient tous dans la même position : ouverte ou fermée)

L’autre cosse de chaque interrupteur (sur la photo, chaque câble est de couleur différente, uniquement pour une question de commodité) sera reliée au domino sur lequel est vissé le fil marron  du câble d’alimentation (là aussi, pour des raisons de place, j’ai dédoublé par paire)

Le montage est terminé.

Il n’y a plus qu’à refermer et visser le couvercle du boîtier de commande, monter les ampoules, brancher et tester le branchement.

 

Ci-dessus, le boîtier est refermé, prêt à fonctionner une fois les quatre ampoules montées.

(à noter qu’il n’y a pas de ventilation, du fait du non dégagement de chaleur de l’éclairage).

Pour faire le diffuseur, j’ai utilisé un morceau de tissus blanc (type LYCRA) acheté au mètre chez un marchand de tissus, il est coupé à une dimension légèrement supérieure au bac, chaque bord de tissus est ourlé avec un élastique à l’intérieur (çà , ce n’est pas moi qui l’ai réalisé, ma femme s’y connaît mieux que moi en couture ! ) et vient se bloquer sur les lèvres extérieures du bac en tendant le tissus.

Le projecteur avec son diffuseur est terminé.
Réalisation du pied :

La base du système est  l’utilisation du pied de chantier.

Selon le type de pied, il faut sortir, au sommet du dernier tube, le système de visserie, pour obtenir un tube creux dans lequel se glissera un bout de tube « carré / soudé » de 150 m/m de section et d’une longueur d’environ 1 mètre.

Ce bout de tube sera maintenu à la hauteur désirée grâce au serrage d’une vis « papillon » fichée dans le dernier tube du pied (déjà décrit plus haut).

J’ai donc percé le haut du dernier tube à un diamètre légèrement supérieur au diamètre de la vis de serrage (ici la vis est une molette de bureau, mais une vis « papillon » fera aussi l’affaire), soudé un écrou sur le tube afin de permettre un réglage rapide. (On ne voit ici que l’extrémité du pied –tube rond jaune- et le début du tube carré soudé de 150 m / m avec la vis de serrage


Réalisation du support du projecteur :

Le but  étant que le projecteur soit réglable aussi bien en hauteur qu’en inclinaison ou en rotation, j’ai réalisé la pièce  de façon la plus simple possible, en tenant compte de la « richesse »  de mon atelier :
Un morceau de tube carré / soudé de  200 m/m de section et de 15 cm de long, percé d’ un côté avec un écrou soudé pour permettre le serrage avec une vis « papillon » et coulissant parfaitement dans le tube de 150 m/m prolongeant le pied a parfaitement fait l’affaire.

Sur le côté opposé à l’écrou soudé du tube, j’ai soudé un tube d’acier rond (diamètre 150 m/m), parfaitement à l’équerre, de 15 cm de long, percé ce dernier pour y souder un autre écrou de serrage afin de pouvoir bloquer un tube (rond lui aussi mais de 120  m/m de diamètre),  de façon à ce que l’un coulisse dans l’autre, la vis de serrage permettant le blocage de l’ensemble.

A l’extrémité de ce second tube, j’ai soudé à l’équerre un morceau de tube de 10 cm de long sur 150 m/m de diamètre, en appliquant le même principe que pour le premier montage, un tube de 120 m/m se glissant à l’intérieur, pouvant  y tourner librement et étant bloqué  sur le même principe de l’écrou soudé et de sa vis .

A chaque extrémité de ce dernier tube, j’ai soudé un morceau de fer plat, préalablement percé de deux trous respectant l’équidistance de la visserie du projecteur (ce qui, avec deux écrous « papillon » fixera ce dernier sur le support mobile) et plié à 90° pour former un étrier.

Une fois le projecteur vissé sur l’ensemble, on peut  faire varier en hauteur le projecteur, lui donner l’inclinaison souhaitée ou le faire pivoter en rotation.

L’ensemble est stable, fiable et maniable, autorise tous les réglages possibles, la hauteur maxi étant de 2,50 m (du haut du projecteur au sol, la hauteur mini étant elle de 1,20 m.

Réalisation du projecteur « PAR36 »

Ce projecteur est fait pour distribuer un cône de lumière uniquement.

Vu le coût plus que modique du produit (10€ + 4,90 l’ampoule) j’ai acheté l’ensemble chez www.pealr.fr)

Le travail s’est borné à réaliser et à adapter sur un pied déjà existant (pied de chaise de bureau) et sur le même principe que pour le projecteur / diffuseur, sur un tube carré / soudé de 200 mm de section,  un système permettant le réglage en hauteur / élévation et azimut étant réglable par la patte de fixation du projecteur fournie d’origine. Il est  fixé sur un tube carré / soudé de 150 m/m à l’aide d’une vis boulonnée sur la patte du projecteur. La barre horizontale de l’ensemble est reliée à la colonne du pied sur le même montage que décrit si-dessus.

Comme il est montré sur la photo, j’en ai profité pour fabriquer divers filtres (diffuseur blanc ou couleur).

Ces filtres sont confectionnés de la façon suivante :

Dans deux plaques de contreplaqué de 5 mm d’épaisseur, maintenues l’une sur l’autre à l’aide d’un serre joint, j’ai tracé  un rectangle de 25cm x 20cm extérieur et de 20cm sur 15cm intérieur afin de fabriquer un cadre.

Une fois découpé à la scie sauteuse et peint en noir, chaque partie de cadre va servir à prendre en sandwich  soit une feuille de gélatine de couleur (récupérée chez un infographiste) soit une toile blanche (chute du projecteur / diffuseur)

Ce cadre sera maintenu  par un support métallique fixé de façon mobile grâce à une vis papillon sur un tube  carré / soudé de 250 mm de section et de 10 cm de long.

Sur ce tube est positionné à l’équerre, un rail (ici en aluminium) dans lequel vient se glisser le cadre décrit au dessus.

Voici l’ensemble monté :

         
 
 
 

J’utilise aussi deux autres projecteurs, conçus pour une autre réalisation (mini studio photo pour petits objets) dont la construction est basée sur les mêmes idées, mais chaque diffuseur ne comportant qu’une seule ampoule de 25 w, le besoin de lumière étant moindre (15cm x 25 cm pour l’un et  25 cm x 50 cm pour l’autre)

Vos remarques, suggestions et questions seront les biens venues sur le site à l’adresse suivante :

Jean-Claude.h@photo-detente.com

 

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